La sociocratie 

 

Pourquoi la sociocratie ?

Les règles de base

 

 

Pourquoi la sociocratie ?

 

Faisant écho à la réfléxion ci-contre, Next Planet veut contribuer à introduire, au sein des entreprises et des organisations, un mode de gouvernance mieux adapté aux défis qui nous sont proposés.

 

Une des conditions pour relever ces défis est, entre autres choses, de responsabiliser davantage les individus, membres des organisations, en leur donnant une plus grande liberté dans la prise de décision, de sorte qu'ils s'engagent chacun, dans le respect de leurs limites, de manière plus responsable dans la voie de la réalisation d'un objectif commun qui sera accepté par tous et qui bénéficiera, non seulement à l'organisation, elle-même, mais également à chacun des individus qui en font partie et aux destinataires des actions de l'organisation.

 

Pour cela, il est impératif de concevoir différemment l'exercice du pouvoir dans les organisations.

 

Il s'agira de partager le pouvoir sans le perdre et de créer les conditions d'une intelligence collective qui, seule pourra mener les entreprises et les organisations sur la voie d'une plus grande efficacité et d'une plus grande responsabilité sociétale.

 

Un des moyens d'arriver à cette situation est la mpise en place de la sociocratie dans les organisations.

 

Next Planet peut apporter les bases et les outils pour aider à cette mise en place de la sociocratie dans les organisations.

 

Les règles de base

 

 

REGLEN°1 : LE CERCLE

 

La méthode sociocratique par cercle prévoit également le lieu dans lequel

se prend la décision d’orientation. C’est le cercle sociocratique.

La première règle institue donc le principe de l’organisation par cercle.

 

L’organisation est constituée de cercles. Ces cercles sont ajoutés aux entités fonctionnelles existantes dans l’organisation. On crée donc un cercle du département, un cercle du comité de direction, un cercle du conseil d’administration, etc.

 

Un cercle est constitué d’un groupe de personnes responsables de la réalisation d’un objectif commun. La prise de décision d’orientation est prise dans le cercle. Le cercle délègue à ses membres trois fonctions : orienter, exécuter, évaluer. Le cercle est responsable de son propre fonctionnement par un apprentissage intégral. Cela signifie que les membres d’un cercle ne sont pas formés seulement dans leurs domaines de compétences professionnelles, mais également à la prise de décision et à la gestion de l’organisation.

 

La formation à la prise de décision signifie que les membres d’un cercle apprennent à argumenter et à se réunir. L’apprentissage de la gestion de l’organisation signifie par exemple apprendre à formuler l’objectif commun ou comprendre un organigramme pour la réalisation d’un objectif.

 

REGLEN°2 : LA DECISION PAR CONSENTEMENT

 

La deuxième règle garantit l’équivalence de chaque membre de l’organisation dans le processus de décision. Le principe du consentement c’est la convention que le consentement, aucune objection argumentée, est la règle pour la prise de décision.

 

Le consentement n’est pas le consensus. Il n’est pas indispensable d’être totalement d’accord avec la proposition pour donner son consentement. Il suffit que les objections argumentées soient levées. Le consentement n’est pas non plus un droit de veto, mais un droit d’objecter et d’argumenter son objection. Ainsi, chacun a un pouvoir d’influence équivalent sur la décision à prendre.

 

Ce point de vue idéaliste sur la reconnaissance de l’équivalence de chacun est en fait une façon très concrète d’utiliser les besoins et opinions différents pour atteindre un objectif commun. Ne négliger aucune opinion évite de faire grandir les différends qui, sinon, peuvent créer des frustrations et des situations conflictuelles ingérables.

 

 

REGLEN°3: LE DOUBLE LIEN

 

Un cercle est relativement autonome. Il peut exister par lui-même mais sera en relation avec d’autres cercles. Ainsi, dans l’organisation, plusieurs cercles seront nécessaires. Pour faire fonctionner le système dans son ensemble, les différents cercles doivent être reliés entre eux.

 

La troisième règle consacre le principe du double lien. La structure en cercle est le reflet de la structure linéaire. La connexion entre deux cercles se fera en intégrant au moins deux personnes d’un cercle à la prise de décisions du cercle immédiatement supérieur. Ces personnes sont généralement le chef fonctionnel - en principe désigné par la hiérarchie - et un représentant élu sociocratiquement par les membres du cercle.

 

En reliant les cercles de cette manière, les processus de prise de décision s’installent à tous les niveaux et le processus d’organisation dynamique n’est jamais interrompu.

 

REGLEN° 4 : ELECTION SANS CANDIDAT

 

Enfin, la quatrième règle consacre le principe que le choix des personnes se fait par consentement après une discussion ouverte. Cette règle découle de la deuxième. 

 

Pour chaque tâche ou chaque fonction - notamment pour l'élection du second lien -, on recherchera la personne la plus appropriée. C’est pourquoi, il est inévitable qu’une discussion ouverte sur les qualités et compétences de chacun ait lieu. Si tous les membres du cercle désignent une personne donnée, la tâche ou la fonction lui est confiée, après que la personne elle-même ait également donné son consentement.

 

 

Avec ces quatre règles simples, mais essentielles une organisation sociocratique par cercle peut être adjointe à une structure linéaire classique. La structure en cercle est le reflet de la structure linéaire et peut être résumée comme suit : l’organisation continue de fonctionner avec sa structure originelle pour la mise en oeuvre. La structure sociocratique par cercle s’y ajoute pour la prise de décision.

 

 

 

Réflexion :

 

"En ce début d'année 2010, nous sentons tous plus ou moins clairement que les tentatives des gouvernements européens de relancer coûte que coûte la machine de la croissance ne sont pas à la hauteur du tournant que nous allons devoir négocier. La fin du XXe siècle a été marquée par l'effritement du grand compromis fordiste basé sur l'intérêt commun au capital et au travail de croître indéfiniment. Après que sa remise en question néolibérale eut montré les conséquences dévastatrices sur l'environnement et les personnes, le temps est venu de concevoir un nouveau modèle global de régulation. Nous devons en l'occurence réorienter de fond en comble l'économie dans un sens non productiviste et la mettre au service d'une nouvelle définition de la prospérité, basée autant sur le respect des limites écologiques que sur une compréhension renouvelée du social." (1)

 

 

 

 

 

(1) Benoît Lechat et Christophe Derenne de Etopia, extrait de l'avant-propos de la version française du livre "Prospérité sans croissance" de l'économiste britannique Tim Jackson, publié chez Etopia.

 

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NEWS

Une première : La Sociocratie à l'Université

 

 

Philippe Delstanche donne un cours d'introduction au "Mode Gouvernance Sociocratique par Cercles" en 3° année de la Licence en Communication Européenne de l'Institut Catholique de Toulouse

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